vendredi 30 avril 2010

Audits internes : ma grand mère disait :


Hier, nous nous comportions comme des gendarmes et bien entendu les audités se conduisaient comme des malfaiteurs n’ayant qu’une obsession : cacher les dysfonctionnements de leur domaine.
Aujourd'hui, nous souhaitons établir des relations de confiance afin de faire remonter toutes les sources de non performance (celles que les audités connaissent et celles qu’ils ne soupçonnent même pas) et de les éliminer. Nous devons non seulement évaluer les performances des organismes que nous auditons mais nous devons aussi ensemble identifier nos faiblesses et y remédier en permanence. Nous devons éliminer de notre vocabulaire la notion de culpabilité pour la remplacer par celle de responsabilité. Nous devons valoriser ceux qui travaillent et ne plus tenter de leur démontrer qu’ils ne font pas bien leur boulot. Nous devons les inviter à pratiquer la remise en cause permanente et non plus à démontrer à leur hiérarchie que tout va bien. Le RAS mortel des rapports d’audits.
Rien ne va jamais bien et un rapport d’audit qui ne propose pas de piste de progrès potentielle signifie que la confiance n’est pas passée entre auditeur et audité.
Ma chère grand-mère, qui pensait certainement comme la vôtre, disait que :
« La perfection n’existe pas ici bas ».
Elle disait encore que :
« Il n’y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe jamais ».
Lorsque j’audite, j’ai en tête le premier dicton qui affirme que le domaine de mon audité est perfectible. J’ai également en tête le second qui affirme que le responsable audité n’est pas coupable des faiblesses de son territoire. L’important est en conséquence d’identifier les faiblesses (et cela n’est certainement pas une fin en soi) puis de réagir en progressant.

Ranimant, non ?

1 commentaire:

moundijean a dit…

Très juste, mais faut-il encore savoir s'y prendre pour faire percevoir à l'audité que l'on est pas "gendarme", et sur ce point là rien n'est gagné d'avance.