jeudi 24 septembre 2015

Processus : finalité et comportements



J'espère que tu es en forme aujourd'hui car le message qui suit n'est pas des plus simples. Tu sais que l'approche processus est la base du management de la qualité et plus globalement de la performance d'une organisation. La performance de ton entreprise est la somme des performances de ses processus (et peut être plus que la somme arithmétique mais passons). Tu sais aussi que les organismes fonctionnent (devraient !) dans le mouvement, dans le changement permanent et dans l’innovation constante. Aussi, ne pourrait-on pas approcher une fonction (ou un processus) au travers de l’expression de sa finalité et se passer des descriptifs d’activités qui n’apportent rien puisque l’exhaustivité du contenu d’une fonction n’est plus de mise ?
Tu as compris la question ?
Je répète autrement : pourquoi ne pas commencer par définir la finalité d'un processus et s'en tenir là au lieu de rédiger des fiches de fonctions à la noix qui ne sont jamais à jour puisqu'on laisse de l'initiative aux individus et par conséquent un certain choix dans les activités d'un processus 
Pourquoi ne pas profiter des concepts de management systémique pour modifier nos habitudes en la matière ?
Un système (ou un sous-système) est caractérisé par sa finalité. Lorsque cette finalité est parfaitement définie (à ne pas confondre avec un objectif), le système se structurera en continu pour répondre à cette finalité. Celle-ci constitue, comme le souligne D. Genelot (Manager dans la complexité, paru chez INSEP Éditions), un « attracteur de comportement ».
Ensuite, un système (ou un processus) répond à cette finalité en actionnant ses ressources internes et en produisant des « livrables », autrement dit des éléments sortants, autrement dit des résultats. Il est donc plus judicieux de décrire un processus (ou une fonction) à partir de la liste (qui peut être exhaustive, celle-là) des résultats de ses activités. On approche ainsi un processus à travers la connaissance de ce qu’elle produit et non pas à travers la connaissance (impossible aujourd’hui à décrire) de ses activités.
T'es encore là ?

1 commentaire:

pascal vedel a dit…

D'accord à 100% pour avoir vu la sclérose que pouvait introduire dans une grosse société la mise en place de processus où toutes les activités étaient définies. Sur le sujet, Robert Branche -il a un blog sur complexité et incertitudes entre autres - parle de mer et le "fleuve" des activités nécessaires pour atteindre dépends des circonstances et des intervenants mais le "fleuve" sait qu'il doit atteindre la mer à son estuaire. Le tracé du lit peut varier mais la destination - la finalité si j'ai bien compris votre billet - est parfaitement définie