vendredi 6 juin 2014

Audits et évaluations : qui peut effectuer l'évaluation interne ?



Les évaluation internes qui sont obligatoires dans les établissements sociaux et médicosociaux peuvent être conduites par une seule personne, en l'occurrence le responsable qualité ou la direction si c'est elle ou lui qui manage la démarche qualité. L'évaluation consiste à faire l'analyse des dispositions d'organisation en place et de les comparer aux exigences du référentiel, en l'occurrence le cahier des charges des évaluations précisé dans le décret de 2007. Lorsque des écarts sont identifiés, des actions d'amélioration sont alors déterminées et doivent être engagées avec une planification formelle. Si l'évaluation proprement dite peut être conduite par une personne seule, en revanche, les actions doivent être confiées aux personnels concernés et principalement aux responsables, charges à eux de se faire aider par des collaborateurs de leur équipes ou travaillant dans d'autres fonctions. Bien entendu, il n'est pas défendu de procéder à ladite évaluation en groupe pluridisciplinaire et les personnes présentes sont immédiatement impliquées dans la nécessité d'améliorer la situation. Cependant comme le personnel se plaint assez souvent d'un manque de temps chronique, il est parfois plus simple de séparer l'évaluation en deux étapes distinctes  : l'analyse  à réaliser par une seule personne et l'amélioration à mettre en œuvre par l'équipe.

Il faut rappeler que l'opération d'analyse peut prendre une ou plusieurs journées complètes et de ce fait, il est toujours délicat de mobiliser une équipe de responsables et d'employés durant ce laps de temps.
    

mardi 3 juin 2014

Lean Management : la valeur ajoutée (suite)



Tu te souviens de ma démonstration pour expliquer ce qu'est la valeur ajoutée dans l'esprit du Lean Management ? Le dernier post ?

Non ?

Bon, ce n'est pas grave, je vais poursuivre le raisonnement pour ton voisin qui me semble plus attentif.

Ton entreprise est composée de trois typologies de processus qui sont ceux de réalisation, ceux de support et ceux de management.

Les processus de réalisation contribuent à fabriquer les produits et les services et l'on y trouve des tâches produisant de la valeur ajoutée (si je prends une entreprise de production on pourrait citer le fraisage, le dorage, etc.) et d'autres n'en produisant pas. On pourrait citer par exemple les manutentions, les stockages, les transports, les réglages de machines, la maintenance d'équipements, etc.). Ces activités ont fait l'objet de nombreuses méthodes destinées à les éliminer ou tout au moins à les réduire et cela a donné naissance au SMED, à la production en lignes, au Kanban et autres japonaiseries. Il y a certainement encore du boulot pour mettre en œuvre ces outils dans des entreprises qui en ignorent parfois même l'existence. Cependant, les deux autres catégories de processus cités un peu plus haut produisent TOUTES des tâches sans valeur ajoutée.

De plus, en termes de volumes de ressources employées, elles dépassent souvent la consommation des processus de réalisation. Tu peux faire un simple calcul dans ta boutique. Compte les employés qui bossent en production, autrement dit ceux qui travaillent vraiment (bon je plaisante !) et ceux qui marnent dans d'autres secteurs comme le commercial, la gestion des stocks, la logistique, les RH, les systèmes d'informations, la qualité (ben oui !), la finance, etc. Quelle est le ratio entre les premiers et les seconds ? Vingt pour cent ? Moins ? Tu vois, il y a encore du boulot pour améliorer l'efficience de ton entreprise.
    

jeudi 29 mai 2014

Lean management : la valeur ajoutée.



De nombreuses controverses apparaissent à propos de la notion de "valeur ajoutée" qui est un des principes majeurs du concept. La base de la réflexion des créateurs du Lean Management était la suivante :

Nous produisons des objets que des clients achètent et les couts de revient de ces objets devraient être engendrés par des tâches qui apportent une valeur auxdits objets, valeur visible pour le client.

Chaque tâche qui contribue à produire un objet, qu'elle soit directe (production) ou indirecte (administration) génère un cout (salaire ou matériel). Il faut donc éliminer les tâches qui, en regard de ce cout, n'apportent pas de valeur au produit.

Pour être plus clair, je te prends un exemple. Tu bosses dans une entreprise qui fabrique des stylos feutre. Ton travail consiste à sérigraphier le corps du stylo pour lui donner une jolie couleur et un aspect esthétique plaisant. Chaque opération de sérigraphie te prend une minute et par conséquent coute un euro. Chaque fois qu'un stylo passe sur ton établi, il coute un euro de plus. En revanche, tu lui as donné une valeur qu'il n'avait pas avant. Il était uni et en matière plastique brute et maintenant il est bleu et rose avec des petites étoiles jaunes.

Tu suis ?

Ton collègue de travail du poste d'à coté, est chargé de transporter les stylos dans le magasin d'usine. Chaque transport d'un stylo demande une minute et coute donc un euro. Chaque fois qu'un stylo arrive au magasin, il coute un euro de plus.

Tu suis toujours ?

Hélas, lorsque le stylo est en magasin, il n'a pas changé d'aspect. Il est dans le même état que lorsque ton collègue l'a pris sur ton poste. Par conséquent, son travail n'a apporté aucune valeur ajoutée à ce foutu stylo.

Dans le premier cas, le cout ajouté d'un euro a généré une valeur ajoutée (que le client ne rechigne pas à payer) et dans le second, le cout ajouté n'a pas généré de valeur.

Si tu supprimes ces tâches sans valeur ajoutée, tu fournis un produit identique à ton client mais à un cout de production moindre. Tu peux donc lui faire bénéficier de cette action Lean en le lui vendant moins cher et en même temps faire un peu plus de profit? C'est du gagnant/gagnant.
La suite au prochain numéro comme aurait dit ma chère grand mère.
    

lundi 26 mai 2014

Le p'tit coin de la culture spécial copinage

Le théâtre Bacchus de Besançon sera présent pour la dixième année consécutive au festival d'Avignon pour y présenter trois spectacles : "Les Mémoires d’Hadrien" d’après Marguerite Yourcenar,  « Proudhon modèle Courbet » de Jean Pétrement et  «  La Comédie du Langage » de Jean Tardieu.
Le budget pour la présentation du premier spectacle, qui est la dernière création de Jean Pétrement, est de l'ordre de 30000 euros et il en manque 3000. Bacchus nous sollicite pour contribuer à ce financement via le site Kiss-Kiss-Bank-Bank qui permet d'aider des artistes dans leurs créations. Si comme moi vous souhaitez donner un petit coup de pouce à Maria Vendola et à Jean Pétrement organisateurs et acteurs de cette pièce, rendez-vous sur ce site avec le lien suivant :
http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/memoires-d-hadrien--2


Bonne semaine à toutes et à tous et merci pour eux.
  

dimanche 25 mai 2014

Qualité : les procédures à consommer avec modération.



Je voulais revenir sur un message commis lundi passé à propos du bouquin intitulé "Absurdité à la française". Une amie m'a fait remarquer que je mettais dans le même sac les lois et les normes et que pour elle, ce n'était pas tout a fait le même combat. La norme est destinée à nous protéger en caractérisant les produits ou les services et en empêchant ainsi la fabrication (la production) de biens matériels ou immatériels qui pourraient être nuisibles ou dangereux (produit électrique, agroalimentaire, jouet d'enfants, etc.).

Pardon ? Que dis-tu ?

La loi aussi ?

Oui je reconnais bien là ta vivacité d'esprit et ton sens de la répartie mais permets moi de te faire remarquer que la seconde fonction d'une norme est son caractère international. Cela permet à une vis fabriquée à Hong Kong de s'assembler avec un écrou produit en France.

Pardon ? On  ne fabrique plus d'écrous en France ?

Bon si tu veux mais arrête de chipoter. Je poursuis mon raisonnement. 
Ce caractère d'harmonisation et d'échange, la loi ne le possède pas puisque c'est un sport essentiellement national. Chaque fois qu'un député est élu, il veut laisser son empreinte et une trace de son passage en créant une loi. C'est pour cette raison que nous disposons en France d'autant de lois que tous les autres pays réunis, ce qu'affirme l'auteur du bouquin cité ci-dessus.

Tu t'en fiches ?

Pas grave !
     

jeudi 22 mai 2014

Qualité : une clef de la motivation



J'ai eu la chance de participer ce printemps à la journée qualité annuelle de l'entreprise française Fermob (mobilier de jardin en métal) qui est une belle société innovante, performante et exportatrice comme on aimerait en voir partout et plus souvent. La matinée fut consacrée à des ateliers réunissant le personnel par petits groupes sur des thématiques telles que la qualité, l'innovation, la productivité, etc.

Le midi, avant de déjeuner, le patron présenta les résultats de l'année écoulée et les perspectives pour l'année à venir. Au cours de cette prise de parole qui dura une heure, il évoqua également le départ à la retraite de deux de ses employés. Il parla alors de leurs parcours dans la société (plusieurs dizaines d'années d'ancienneté) et de leurs qualités, vantant leurs mérites au travers d'exemples et d'anecdotes et il les remercia de leur contribution au succès et au développement de l'entreprise. Cela dura vingt minutes autrement dit le tiers du temps de son discours annuel.

N'est-ce pas là un signe fort de respect et de reconnaissance de son personnel ?

Pardon, qu'as-tu dit ? J'ai bien entendu le mot "motivation" non ?