jeudi 14 juillet 2016

Communication, changement et adaptabilité

Je t'ai un peu délaissé ces  derniers temps mais ce thème de l'entreprise libérée me tenait à cœur et j'ai passé pas mal d'heures sur le sujet. Il y a encore beaucoup de choses à dire bien entendu mais il faudrait surtout passer à une phase d'expérimentation. On verra cela plus tard. En attendant, je te propose une petite réflexion sur la communication en entreprise.


C'est parti :
Nous vivons dans un monde qui évolue et de ce fait, nous devons faire preuve d’adaptabilité c'est-à-dire de capacité à changer pour répondre aux stimuli de notre environnement. Or un changement est effectif si et seulement s’il est accepté par les intéressés. Il sera accepté s’il est compris et il sera compris s’il est expliqué comme étant non seulement une nécessité mais surtout comme un avantage pour les intéressés. Or le discours est à la base de tout changement. Il en constitue la première étape. Nous oublions parfois que la communication sert au changement. Hélas, dans nos organisations, la communication est tellement omniprésente que nous en oublions parfois la finalité. Très naturellement, les managers de tous niveaux communiquent sur les résultats, les bilans, les prévisions, les objectifs, etc. sans se demander quels sont les changements attendus par ces actions. Or, avant toute action de communication, il faudrait d’abord commencer par se poser la question :

-          Quels changement attendons-nous de telle ou telle communication ?

C’est compliqué me diras-tu ?

Oui et non car un changement peut se caractériser puisque par définition, la situation B attendue sera différente de la situation A vécue actuellement. Nous devons, avant de communiquer, nous demander quel élément de la situation A nous souhaitons modifier. Est-ce un comportement, une attitude, une manière de travailler, une croyance ? C’est seulement lorsque nous aurons déterminé un objectif (en termes de changement) que nous pourrons ensuite construire notre discours. Si nous communiquons sans qu’un changement s’opère quelque part, alors notre action est sans valeur ajoutée. Elle coute (du temps donc de l’argent) et ne rapporte rien.

1 commentaire:

pascal vedel a dit…

Je trouve que la logique de cet article semble mettre la charrue avant les boeufs : on a l'impression que on veut communiquer et vous suggérez, à raison, qu'il faut se poser la question pourquoi communiquer ? Or la communication n'est qu'un outil qui ne doit être utilisé que parce qu'il peut aider à réaliser ce qu'on veut faire. Donc la séquence logique serait : je veux faire ceci, quels outils, actions et méthodes je dois mettre en oeuvre pour y parvenir ? Et la communication ne sera qu'un élément des éléments mis en oeuvre pour réaliser ce que j'ai décidé. Communiquer est souvent partie des éléments essentiels lors d'un changement mais il y a aussi une communication "institutionnelle" qui n'est pas forcément liée à un changement (pour éviter une absence d'info génératrice de rumeurs, pour "faire comme les autres", pour entretenir le sentiment d'appartenance, etc.)