vendredi 20 février 2015

Qualité : le représentant de la direction a disparu !



Coup de tonnerre dans le monde de la qualité. La nouvelle version 2015 de la norme ISO n’exige plus de représentant de la direction et de ce fait, l’ensemble des qualiticiens s’interroge.
- Qu’allons-nous devenir ?
- Est-ce la fin ?
- Comment vais-je nourrir ma famille ?
Je te rassure, toi qui est dans ce cas, l’aventure de la qualité est loin de toucher à sa fin. Ce qui disparait, c’est la fonction déléguée de la direction autrement dit la personne qui rédigeait la politique et les objectifs qualité et qui animait les revues de direction pendant que le manager vaquait à des occupations plus importantes. Le qualiticien nouvelle version, l’animateur devrais-je dire, ne s’occupe plus de pilotage car cela est le rôle et la mission d’un manager. Le qualiticien nouvelle version doit coordonner la réflexion stratégique si nécessaire et surtout coordonner l’opérationnel. Il assure la promotion des principes du management de la qualité et s’assure de leur déploiement partout et à tous les niveaux.
Retrousse tes manches, c’est pas le boulot qui manque.
    

jeudi 19 février 2015

Qualité et management : l'utilité des contrôles (Saison 3)



Si tu es compétent et que ton chef (ou un contrôleur spécialisé) vérifie le résultat de ton boulot, cela signifie que toi tu ne l’as pas contrôlé au préalable.

Si ? 
Alors tu penses que la personne qui contrôle sera plus sérieuse dans son examen que toi ?

Non ? 
Alors ?

Tu me diras qu’un double contrôles est toujours plus efficace qu’un simple et je te répondrai : oui !

Mais lorsque l’on sait qu’un contrôle fait par un frère humain n’est fiable qu’à 80% maxi (20% des défauts ne sont pas vus), il faudrait peut-être envisager un troisième contrôle puis pourquoi pas un quatrième pour ne laisser qu’une très faible marge d’erreurs d'autant plus que si tu sais que quelqu'un contrôle derrière toi, tu seras moins attentif à la détection des problèmes.

Bon alors je vais te dire : tout dépend du risque engendré par un résultat non conforme que l’on laisserait passer par inadvertance.

Soit tu veux du zéro défaut et la seule manière de l’approcher est de mettre en place un équipement (une machine, une caméra, un robot, bref un bidule sans état d’âme) qui sera cent fois plus fiable que toi et ton contrôleur réunis.

Soit le zéro défaut n’est pas une absolue nécessité et un seul contrôle, le tien est suffisant pour peu que l’on t’ait expliqué le sens de cette tâche.

Si tu es conscient de l’importance de la conformité de ton travail et que tu bosses dans des conditions acceptables d’ambiance et de motivation, le taux de fiabilité dépasse les 95%.
Et c’est difficile de faire mieux.

Pardon, c’est plus simple de contrôler deux fois ?

Oui mais c’est plus cher et je croyais que tu manquais de moyens !
   

jeudi 12 février 2015

Management : Il est bon parfois de se rappeler quelques évidences.



Une entreprise c'est assez simple quand tu y réfléchis. Elle se compose de gens comme toi et moi, de matériels divers et variés et tout cela travaille pour apporter quelque chose à nos frères humains. Un objet (une table si tu es ébéniste par exemple) ou un service (un massage si tu es thaïlandais, autre exemple). Il y a des entreprises qui fabriquent, d'autres qui vendent, celles-ci réparent, celles-là recyclent, certaines transportent ou te protègent, la liste est longue des activités humaines mais elles fonctionnent toute de la même manière. D'abord, mais je l'ai déjà dit, elles sont composées des mêmes éléments (des êtres humains et des infrastructures) et elles s'activent pour les autres et tout cela dans un environnement défini. Ensuite elles doivent apporter des réponses aux demandes sociétales. Autrement dit elles apportent un objet ou un service qui est demandé par un individu lorsque tu vis dans une société libérale qui fonctionne en économie de marché ou qui est demandé par l'Etat (qui sait et décide de ce qui est bon pour toi) lorsque tu vis dans une société qui fonctionne en économie centralisée. Une entreprise, c'est comme un organisme humain. Elle doit s'adapter à son environnement (apporter la réponse aux demandes qui lui sont faites et qui correspondent à son métier) et elle doit essayer de faire cela le plus longtemps possible. Elle travaille pour gagner de l'argent (comme toi et moi) et assurer ses fins de mois (comme toi et moi). Pour cela, elle doit organiser les activités  nécessaires à assurer cette finalité qui justifie son existence et elle doit les organiser intelligemment c’est-à-dire sans gaspillage de ressources. Faut-il pour cela qu’elle cultive ses talents ou corrige ses faiblesses ? Je pense qu’il faut un peu les deux mais surtout qu’elle n’oublie pas la dure réalité du terrain (concurrence, fragilité, etc.). Pour le futur, il faut faire les bons choix (risque stratégique ou prospectif) et pour le présent, il faut être efficient (risque opérationnel de faire autre chose que le juste nécessaire).
Et tous les outils sont bons quand ils sont utilisés à bon escient.