samedi 14 décembre 2013

Qualité : les bonnes résolutions pour 2014



En cette fin d’année, tu vas certainement faire une nouvelle enquête pour évaluer la satisfaction de tes clients et tu penses qu’ils vont te répondre comme les autres fois qu’ils t’aiment à 79,8%.
Cependant, pour changer un peu, ajoute une question à ton sondage. Tu leur demanderas cette fois quelles améliorations concrètes ils ont constatées en 2013 dans les prestations de ton entreprise (produit ou service).
Pour voir !
   

jeudi 12 décembre 2013

Infos : remise des prix Wallon de la qualité.


Serge Guillemin, Sylvie Vermot et moi même avons été invités en tant que représentants du MFQ de Franche Comté à participer à la cérémonie de remise des « Prix Wallon  de la Qualité » (PWQ). Cela se passait au château du lac de Genval, non loin de Bruxelles. Quelques rencontres précédaient la manifestation principale et en particulier un workshop consacré au lancement officiel du « Club d’audits internes croisés » Wallon. Cette réunion, animée par Dominique Loroy, Directrice du Mouvement Wallon pour la Qualité (MWQ), comptait environ quatre-vingts personnes intéressées par les techniques d’audits bienveillantes et par l’animation d’un tel réseau. Celui-ci fait partie du mouvement international ACID (Audits Croisés internes Dotation). Serge et moi avons répondu aux nombreuses questions de l’assistance. Nous avons eu le plaisir de remettre quelques prix aux organisations lauréates parmi lesquelles figuraient deux Zones de Police (ZP Châtelet et ZP Nivelles-Genappe) ; quelques établissements du sanitaire comme le Centre Hospitalier Wallonie Picarde, le Centre Neurologique et de réadaptation fonctionnelle, le service de radiothérapie du Centre Hospitalier universitaire de Liège, le Centre Hospitalier Peltzer La Tourelle, la Clinique Notre-Dame de Grâce de Gosselies, la maison de repos et de soins Brunehault et le service francophone du Sang de la Croix-Rouge de Belgique ; quelques entreprises privées et une coopérative informatique.

Nous avons été surpris du degré d’appropriation du concept d’Excellence par l’ensemble des nominés lors de la présentation de leurs organismes respectifs et lors de la remise des prix. Des exemples concrets de réalisation ont été montrés et la recherche de l’Excellence n’est pas une vue de l’esprit pour les organisations candidates au PWQ.

Personnellement j’ai découvert une nouvelle fonction au sein d’une ZP, celle d’officier qualité. Pour les ZP (à quand un nominé de ce métier en France ?), les lignes directrices d’amélioration concernent en particulier, pour cette année, une meilleure communication entre les fonctionnaires et les citoyens et entre les composantes internes, une amélioration de la sécurité de la voie publique par une cartographie précise de l’accidentologie et une prévention plus adaptée aux vraies causes identifiées.

La cérémonie qui a duré un peu plus d’une heure et demie a été consacrée essentiellement à la valorisation des organisations nominées et lauréates avec un minimum de discours et d’interventions des officiels et cela est une excellente pratique à benchmarker (imiter). Nous avons écouté une dizaine de minutes une allocution d’ouverture, très orientée qualité, par la chef de cabinet du Ministre-Président du Gouvernement wallon puis une très courte clôture de la cérémonie par un représentant du Ministre-Président du Gouvernement wallon également orientée qualité.

Bref, nous ne nous sommes pas ennuyés une seule minute.

Les nominés étaient :

Market IP – Damnet – Clinique Notre-Dame de Grâce (pour le Prix « Eveil à l’Excellence » du domaine privé).

ZP Nivelles-Genappe – Trempoline – Centre Hospitalier Peltzer La Tourelle (pour le Prix « Eveil à l’Excellence » du domaine public).

ZP Châtelet – Materia Nova (pour le Prix « Implication dans l’Excellence »)

Service du Sang de la Croix-Rouge – Service de radiothérapie du Centre Hospitalier universitaire de Liège (pour le Prix « En route vers l’Excellence »).



Les lauréats étaient :

Clinique Notre-Dame de Grâce.

ZP Nivelles-Genappe.

ZP Châtelet.

Service de radiothérapie du Centre Hospitalier universitaire de Liège.



Les mentions spéciales du Jury étaient :

Akilon.

Trempoline.

ZP Châtelet.



L’approche Qualité la plus originale dont le thème étant la Créativité et l’innovation a été décernée à la Clinique Notre-Dame de Grâce de Gosselies.



Toute l’actualité se trouve sur le site internet du MWQ : www.mwq.be
     

lundi 9 décembre 2013

Qualité : les logiciels pour la personnalisation des services.



On n’arrête pas le progrès disait ma grand-mère. Dans les EHPAD et dans d’autres établissements sociaux et  médicosociaux, il faut que les soins soient personnalisés. Pour cela, des petits malins ont mis au point des logiciels qui permettent de garder en mémoire les gouts et les couleurs de chacune et de chacun des résidents (ou clients ou usagers comme tu voudras). On est ainsi capable ensuite de servir ce qui plait selon ce qui a été enregistré. Bien entendu, le logiciel est surtout utilisé en cuisine (lorsque la cuisine est intégrée dans les établissements ce qui est de plus en plus rare pour des raisons (parait-il) de sécurité alimentaire) ou pour commander les repas aux sociétés de services. On y inclut bien entendu les particularités des régimes alimentaires (prescriptions médicales ou observances religieuses) et tout va bien. On est bien dans la personnalisation et dans la bientraitance que tout le monde souhaite.

Hélas, les logiciels n’ont pas autant de finesse que la mémoire humaine (mais on se fait moins ch…) et que fait-on lorsque l’on a supprimé par exemple le poisson du menu d’une vieille personne en raison du danger d’avaler une arête, mais que la grand-mère en question adore les crevettes ou la bisque de homard. Que fait-on à propos d’un grand-père qui adore les pâtes mais sans sauce tomate. Un peu de beurre lui convient mieux.

Ton logiciel prévoit tout cela ?

Tu l’as certainement payé plus cher que ceux que j’ai déjà eu l’occasion de découvrir.

  

samedi 7 décembre 2013

Audit et évaluation : un mauvais exemple de reformulation négative



Un mauvais exemple de situation et de reformulation négative :

L’auditeur : 
- Savez-vous ce que font vos collègues ?

L'audité :
- Non !

L'auditeur :
- Si je comprends bien, vous ignorez leurs activités ?

L'audité : 
- Oui et alors ?

L'auditeur :
- Heu… Alors rien !!

Ben oui, il ne faut pas partir de l'idée préconçue que chacun doit savoir ce que font les autres. La reformulation négative s’utilise lorsqu’un audité exprime un problème. Pas quand c’est l’auditeur qui exprime une croyance ou un pseudo principe non fondé.
Autre exemple (je ne nomme pas les interlocuteurs, tu devrais t'en sortir tout seul) :

- Vous n’avez pas de fiches de fonctions ?

- Non !

- Donc, si je comprends bien vous n’avez pas formalisé les activités (les tâches) des agents. N’y a-t-il pas là une piste de réflexion ?

- Non pourquoi ?

Idem. 
   

lundi 2 décembre 2013

Performance : mesure de la performance des processus support


Les indicateurs de performance pour les fonctions support sont toujours assez compliqués à déterminer. Je te livre (gratuitement) une réflexion sur ce thème avec un service marketing.

1- Première étape : définir la finalité. 
Ce qui a été proposé est le texte suivant :

Contribuer à la vente des produits de la société.

Une des activités du marketing qui est consommatrice de ressources est la production de documentation relative aux produits.

2- Pour ces activités, une seconde étape a consisté à décrire la documentation idéale. 
La proposition était la suivante :

La documentation idéale est celle qui est livrée dans les délais accordés et qui permet d’améliorer la vente du produit.

3- Troisième étape : définir l’indicateur. 
Ce qui a été proposé est le suivant :

Nombre de documentations livrées dans les délais et associées à des produits dont les ventes progressent.


Je vois déjà tes objections d’ici. Tu penses que si un produit ne se vend pas, ce n’est pas de la responsabilité du marketing ou plutôt pas seulement la sienne. Il y a peut être le commercial qui n’a pas fait son boulot ou bien la production qui n’arrive pas à fabriquer quelque chose de vendable, etc.

Tu as raison mais sauf le respect que je te dois, un indicateur ne donne jamais des résultats que l’on peut affecter aux seules ressources d’un processus. Les résultats sont toujours dépendants également de  facteurs exogènes (tu ne comprends pas ? Cela veut dire « extérieurs » au processus en question). Les effets observés (les résultats) dépendent d’éléments internes (ressources) mais aussi d’éléments extérieurs (données d'entrée, environnement, etc.).

Il n’est donc pas demandé au pilote d’un processus d’agir seul sur la performance de son processus. Il doit aussi impliquer les autres (en amont surtout mais aussi en aval). C’est cela la transversalité.

Pour en revenir à l’indicateur de performance du marketing, si les produits se vendent bien, pas de problème. S’ils se vendent mal, branle bas de combat avec les processus contributeurs de la mévente (commercial, production, etc.) et analyse des causes. Dans ce cas précis, c’est le pilote du marketing qui déclenche la réunion et qui conduit la résolution du problème.

C’est compliqué ?

Oui  mais il faut bien que tu mérites ton salaire de ministre qatari.