vendredi 18 mars 2016

Holacratie ou l'entreprise libérée (saison 9)



Isaac Getz explique qu’il faut entre trois et dix ans pour libérer une entreprise et tu comprends la nécessité de ce délai car il faut résolument changer de culture et que cela ne se fait pas en écrivant une charte ni en décrétant l’entreprise libérée au premier janvier de l’année suivante. Le changement de culture est essentiellement managérial et cela doit être volontaire. Les comportements des salariés de terrain viennent ensuite presque naturellement. Une petite histoire vraie que l’on m’a racontée pour illustrer la nécessité de cette première phase qui est de marquer du respect et de la considération pour les salariés. Dans un groupe d’établissements sociaux et médicosociaux, une entité connaissait depuis des années des problèmes sociaux, des grèves à répétition. Les directeurs se succédaient tous les six mois et demandaient une mutation dans l’incapacité de gérer les crises et les conflits. Sans entrer dans une analyse des causes complexes du phénomène, inutile pour cette démonstration, sache qu’un jour, un nouveau directeur arrive, en l’occurrence une directrice. Il y a deux ans de cela. Depuis, plus rien, l’établissement a retrouvé son calme. Pourquoi ? Tu veux le savoir ? Eh bien je vais te le dire. Cette jeune femme saluait le personnel chaque jour et écoutait les doléances de tout un chacun. Cette relation respectueuse s’accompagnait d’une vraie envie de trouver des solutions concrètes aux problèmes quotidiens. 
     

mercredi 16 mars 2016

Holacratie ou l'entreprise libérée (saison 8)



C’est difficile de garder un cap dans cette tentative de compréhension de ce nouveau système de gouvernance. Je pars un peu dans toutes les directions. Les principes que l’on peut considérer pour l’instant comme autant de postulats sont les suivants (c’est une proposition bien entendu) :
-  - L’être humain est bon (au moins ceux qui resteront dans nos entreprises libérées car les autres partiront).
-  - Les acteurs essentiels sont les personnels qui produisent les objets ou services vendus (ouvriers, opérateurs).
- - Les autres personnels sont à leur service y compris la hiérarchie.
-  - L’objectif d’une entreprise libérée est d’aimer ses clients, de les servir et de les satisfaire.
Avant d’entrer dans le concret, on peut parler également des quelques attentes supérieures des êtres humains citées par Isaac Getz et que l’on doit satisfaire pour permettre la libération des salariés. Je t’ai déjà parlé de l’égalité intrinsèque qui est la première. Il faut évoquer en second lieu le développement personnel c'est-à-dire l’aspiration des individus à faire quelque chose pour laquelle ils montrent des aptitudes. On y reviendra un peu plus tard. Et enfin en troisième lieu l’auto-direction c'est-à-dire le besoin d’être responsable de ce l’on fait. Ce dernier point marque entre autres la suppression de toute forme de contrôle. On y reviendra aussi un peu plus tard.
     

dimanche 13 mars 2016

Holacratie ou l'entreprise libérée (saison 7)



Commençons par le commencement comme l’aurait dit ma chère grand-mère et par prendre quelques principes à un innovateur, j’ai nommé Jean François Zobrist de l’entreprise FAVI en Normandie, entreprise qu’il a quittée il y a quelques années pour prendre une fausse retraite occupée par des conférences et des séminaires dans le monde entier. Lui, ce n’est pas un homme de concept. Il a inventé l’entreprise libérée en marchant et surtout, il l’a appliquée et ce qu’il nous propose, c’est du concret comme nous l’aimons toi et moi. C’est dans mise en œuvre des principes de l’entreprise libérée que se situent les plus grandes difficultés, du fait qu’il est difficile voire impossible de reproduire les situations existantes. Un exemple cité par JF Zobrist. Lorsqu’il a repris la direction de cette boutique, le bureau de l’ancien patron était situé à l’étage avec un immense vitrage lui offrant une vue panoramique des ateliers. Il surveillait l’ardeur de ses ouvriers sur leurs machines et lorsqu’il en surprenait un qui passait un peu plus de temps que permis à la machine à café, il appelait l’agent de maitrise en lui demandant de remettre le contrevenant au boulot et plus vite que ça. JFZ (Jean François Zobrist que je vais désigner par ses initiales pour gagner du temps. Tu vois, (on est toujours dans la parenthèse) cela est un superbe exemple d’initiative que je me permets sans demander la permission à mon chef pour la bonne raison que je n’en n’ai pas, à part toi qui me lit. Tu auras compris, à travers cet exemple, ce qu’est une entreprise libérée). Je ferme la parenthèse et je reviens à JFZ, disais-je, qui était un homme de terrain et passait plus de temps au contact des opérateurs dans l’atelier que dans son bureau, a décidé rapidement d’occulter cette vitre montrant ainsi que le contrôle ne faisait pas partie de ses principes de management libéré. Tu peux regarder cette vidéo sur U Tube avec le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=2jjEN5hdFwc
Tu as compris que tu ne peux reproduire ce fait chez toi sauf si ton patron occupe lui aussi ce genre de situation élevée