mardi 8 mars 2016

Holacratie ou l'entreprise libérée (saison 6)



Il faut une vision citoyenne et un vrai contrat pour que ton travail apporte une vraie valeur ajoutée au citoyen que tu es censé servir même et surtout si tu exerces une activité contraignante de contrôle. La question de l’utilité et du sens est primordiale dans les métiers de la fonction publique territoriale ou d’État. D’autant plus que la libération d’une organisation produit des effets secondaires qu’il faut savoir gérer comme la disparition de postes hiérarchiques devenus inutiles du fait de l’initiative et des pouvoirs que tu accordes aux personnels de terrain (agent ou opérateurs). Cela signifie quelques problèmes d’emploi à régler au niveau de l’encadrement des catégories B et A.

Bref, je ne sais pas comment font les Belges pour résoudre ces problèmes ni même s’ils les ont résolus mais en ce qui me concerne, je les mets de côté pour l’instant et nous allons nous consacrer à la libération des entreprises du secteur privé ce qui constitue déjà un joli sujet de réflexion.  Pour la fonction publique, peut-être que nos cogitations fourniront des pistes en ce sens.
   

vendredi 4 mars 2016

Holacratie ou l'entreprise libérée (saison 5)



En revanche, la libération de l’organisation est beaucoup plus complexe dans le cas d’une collectivité ou d’un service de l’Etat. Isaac Getz évoque dans une de ses vidéos le cas du ministère de la sécurité sociale Belge. La RH a mis en place un management libéré et les résultats au niveau des personnels sont assez impressionnants. Deux fois moins d’arrêts pour maladie, cinq fois moins d’absentéisme, neuf fois plus de loyauté (cela, je ne sais pas comment c’est mesuré mais passons) et une cinquantaine de fois plus d’initiatives.
Mais il n’a pas donné d’informations sur les résultats économiques de cette approche. Est-ce que les services assurés par ce ministère couteront moins chers et de ce fait permettront de réduire le niveau d’imposition du citoyen Belge ? On aimerait le savoir car une motivation améliorée des agents de la fonction publique ne conduira-t-elle pas à un excès de services ? Tu me diras que cela n’est pas grave si c’est dans le cadre d’un budget constant. Je te répondrai « Peut-être » si cela ne conduit pas par exemple à inventer de nouvelles réglementations pour, t’explique-t-on, faire ton bonheur et celui des membres de ta famille. Il faut une vraie vision citoyenne pour libérer le service de police municipale de ta ville afin qu’il t’assure une plus vraie et plus grande sécurité et pas qu’il fasse des excès de zèle pour te dresser une infraction si tu dépasses la limite de stationnement de quinze secondes. 
    

jeudi 3 mars 2016

Holocratie ou l'entreprise libérée (saison 4)



Le but de la manœuvre est par conséquent de produire la prestation la meilleure (de qualité) au cout le plus juste. A cette étape, il faut que l’on soit d’accord sinon, la suite ne va pas être possible.

Si ton objectif personnel est d’en faire le moins possible au boulot sous prétexte que tu veux vivre tes passions et préserver ta vie de famille, l’entreprise libérée ne te concerne pas. Tu comprends bien que si chaque travailleur bossait avec cette mentalité, tu verrais le prix des petits et grands objets que tu aimes bien et qui font partie de ton environnement quotidien, tu verrais, disais-je, ce prix décupler. Ton vélo électrique couterait six mois de ton salaire et tu devrais rembourser ton banquier pendant cinq génération pour payer ta petite maison. Et moi je serais obligé de réduire ma consommation de cigares cubains au seul jour de mon anniversaire. Et ne me parle pas de surconsommation parce que vivre dans une maison en dur avec quelques meubles et manger tous les jours ne constituent pas des actes démentiels de matérialisme.

Ceci dit, si tu es encore avec moi, on va préciser le décor. La libération d’une entreprise ne se conçoit que dans le cadre d’une vision sociétale. Isaac Getz l’affirme aussi comme moi (ou bien c’est l’inverse, je ne sais plus). Cette vision sociétale est assez simple à comprendre dans le cas des organismes marchands. Tu as des clients qui payent tes prestations en puisant dans leur portemonnaie et tu leur offres une amélioration régulière de ladite prestation tout en leur donnant le sentiment qu’ils en ont pour leur argent. Les cas de figure de cette relation entre ton entreprise et ses clients sont innombrables et il est difficile de généraliser cette situation. Tu peux être dans un marché très concurrentiel ou avoir la chance d’un monopole, Tu peux produire des services très réglementés ou non. Tu peux travailler dans le luxe et ton entreprise (la marque) est mondialement connue ou bien fabriquer des produits de grande consommation. Tu peux être une TPE ou un groupe industriel, etc. C’est pour cette raison que la vision est nécessaire. La vision en question, c’est l’affaire de ton patron bien entendu. On en reparlera plus tard.